La traversée des pyrénées par le GR10 : Récit d’un photographe

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Vendredi 3 septembre
5h00 départ pour Hendaye. Nous arrivons à Hendaye, Thierry Blot récupère dans une petite bouteille plastique un peu d ’eau de l ’océan qu ’il déversera dans la méditerranée une fois arrivé a Banyuls sur mer et l ’accroche à son sac. 7h15, il part sur le GR 10, l ’aventure commence. 9h55 il arrive au col d ’Ibardin, il est frais et le moral est bon. Un peu dur au départ mais tout va bien. Petite collation d ’une demie-heure car il a prévu de marcher pendant trois heures et de s ’arrêter pour s ’alimenter en raison de cinq repas jours. 10h25 il part en direction de SARE. Il est 12h17, le soleil commence à bien chauffer, nous pensons à lui et on se dit que cela doit être difficile. Il arrive à 15h10. Le visage marqué. On n ’a pas besoin de lui demander si cela fut dur, cela se voit. Il nous raconte qu ’il a fait une halte au col des trois fontaines pour manger. Il boit, rempli ses bidons et repart sur le chemin, il est 15h20. 15h26, le temps se couvre. Nous OLYMPUS DIGITAL CAMERApartons à l ’église disons sur la petite place avec son fronton à AÏNOHA. Il arrive à 18h20. Nous partons dans un des camping du village et nous nous installons pour passer le nuit. TB a des ampoules aux pieds. Il fait moins le malin car il nous a raconté que de toute sa carrière, il n ’avait jamais eu d ’ampoules. Nous prenons une bonne douche, nous mangeons, nous de la charcuterie, lui un bon repas hyophilisé et nous partons nous couchés sous nos belle tentes.

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Samedi 4 septembre
5h55 réveil, la nuit fut bonne, nous démontons notre bivouac et déjeunons. Cette nuit il y a eu de l ’humidité, ce la se voit sur les tentes. Il va falloir les faire sécher sur la route. Notre poubelle a été visité cette nuit car au réveil elle était éparpillé partout. Sûrement un toutou. 7h05 départ du camping en direction du col de Meatche qui n ’est pas marqué a cet endroit. Nous voyons des antennes, nous allons y faire un tour puis pour mesure de certitude, nous décidons de rejoindre le col des veaux à un kilomètre qui lui est marqué et le GR 10 passe. En attendant nous étendons notre tente et buvons un café. 9h35 TB arrive au col des veaux, il a le sourire, le moral va et la forme aussi. Mieux que hier, il faut qu ’il se rode.9h59 nous repartons pour rejoindre le gîte étape de BIDARRAY. Ici la vue est splendide, super cadre montagneux avec quelques maison basques attachées sur les flancs et pour arranger tout cela, un parapente est venue se poser à côté de nous sur la prairie. Quel spectacle fabuleux. TB arrive à 13h07. Le moral va, il c ’est un peu perdu mais le pire c ’est qu ’il n ’a plus une seule goutte d ’eau. Il a trop compté sur nous alors qu ’il ne faut pas. Il faut qu ’il se ravitaille quand il trouve un point d ’eau, il a même les pastilles purifiante pour les mettre dans l’eau.

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Il reconnaît avoir fait une erreur et compris qu ’il doit se gérer tout seul, nous c’est un plus. 13h30, il part vers St Etienne de Baïgorry. Nous le voyons vers 15h30 et tout va bien. Nous depuis le départ de cette expédition, nous rencontrons un jeune couple d ’espagnol dans tous les sites que nous traversons, à mon avis,ils traverse le pays basque à pieds. Cela est plutôt amusant car dés que nous croisons, nous nous faisons toujours un petit geste amical. TB arrive à LASSE à 20h00. Il va bien et est fatigué. Nous montons notre bivouac dans un camping à St Jean Pied de Port. Le camping est situé à côté d ’une rivière qui longe l ’église et qui est éclairée la nuit.

Dimanche 5 septembre
OLYMPUS DIGITAL CAMERA6h00 réveil. Un cou de rasoir et nous déjeunons. Le moral est bon, toujours un qui sort une blague pour amuser la galerie, tranquillement nous démontons notre bivouac dans la nuit avec nos lampes frontales. TB a de sacré ampoules aux pieds, cela risque d ’être dur aujourd ’hui, nous partons il est 7h12. Le jour commence à pointer le bout de son nez, moi je fais quelques photos de ce site fabuleux. Nous partons dans un petit village au nom de ESTERENCUBY. Et décidons de nous équiper pour retrouver TB sur le GR 10. Nous montons et au bout de deux heures de marche, toujours pas de TB en vue, bizarre. Nous rencontrons un berger, discutons avec lui et là le portable de sylvain sonne, c’est TB.

Il raconte comme quoi il s ’est trompé qu ’il a pris le chemin de St Jacques de Compostel, qu ’il est à l ’auberge d ’osson. Nous demandons au berger s’il connaît, il nous dit que oui et nous montre la montagne en face de nous. TB s ’en est aperçu à l ’auberge car des gens lui ont dit que ce n ’était pas le GR 10. Du coup il du faire demi-tour. Quelle galère ! Il reprend donc la route pour ESTERENCUBY et nous, nous prenons congés du berger et redescendons à la voiture. Nous partons pour ETCHOLA IRRATY (sans Pedro). 15h30, il arrive à ETCHOLA. Petite pausepour manger et repart en direction des chalets d ’IRRATY, il est 16h00. C ’est là que nous allons bivouaquer pour la nuit.18h00, il arrive vers nous.

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Nous auparavant nous avons trouvé un coin pour dormir qui est à peu prés plat, sous des arbres à côté du GR 10 prés des chalets. Demain pour nous, il faut que nous trouvions un point d ’eau pour ravitailler. TB a ce soir les pieds bien insquintés. Nous pensons que ses ampoules sont dues au chevillères en néoprène. TB nous dit que non que ce n ’est pas la cause, on verra bien. Sinon aujourd ’hui France 3 est venu pour filmer et interwieuver TB à IRRATY. Personnellement, je pense que les journalistes l ’ont un peu gonflés, disons qu ’ils l ’ont dérangé. J ’ai remarqué la chose. Allez je vous dis tout ou plutôt vous l ’écris. Nous sommes dans un endroit ou la vue est splendide, sous des arbres, à quelques mètres de nous un précipice qui lequel nous rappelle que nous tout petit et une vue plongeante sur l ’infini. Que des montagnes partout et ce silence…FANTASTIQUE. 21h30 nous avons mangé, nous nous sommes lavés à la lingette et partons nous couchés.

Lundi 6 septembre
00635h55 réveil comme d ’habitude. Cette nuit, je me suis réveillé à 0h55 car je trouvais qu ’il y avait beaucoup d ’éclairs dans le ciel du coup tous les trois nous sommes sortis de nos tentes pour scruter le ciel et nous en avons conclu que ce n ’était que des éclairs de chaleur donc nous repartons nous couchés. Au réveil, le temps a bien changé, brume et petite pluie. Nous sommes coincés car la brume est épaisse, nous attendons que cela se lève pour plus de sécurité. Nous déjeunons tranquillement et nous préparons. Les tentes seront pliées que plus tard, elles nous abritent. 7h40 la brume c ’est un peu dissipée et nous décidons de partir. TB s ’éloigne et disparaît dans la brume. Nous partons derrière lui et là impossible de faire sortir le véhicule de sa place, il est bloqué. Pas d ’adérance du à la pluie, il ne monte pas. TB voyant que nous ne le suivent pas fait demi-tour et voit
Le problème. Comme d ’habitude TB à le cœur sur la main Toujours prêt à rendre service. Il nous

aident à pousser le véhicule mais rien à faire. On décide de le laisser partir et nous, nous descendons sur le chemin du GR 10 pour voir si on peut le faire rejoindre la route par le bas, mais non rien à faire. Une fois rejoint le véhicule, nous décidons de vider tous ce qu ’il y a dedans pour l ’alléger un maximum et là miracle, le véhicule monte, super. Du coup on redescend pour récupérer les affaires et on les remontes jusqu ’au véhicule en deux fois car beaucoup de matériels et bonne distance entre le matos et la voiture. E n haut dans un chalet, des gens sourient de nous voir faire. Bon, on range les affaires dans le berlingo et ont repart. Il nous faut de l ’eau. Allons-y!. Au chalets, pas d ’eau, nous partons sur LARRAU pour trouver de l ’eau et là nous tombons sur une fontaine d ’eau potable. Ont fais le plein et discutons avec des gens du village. Nous trouvons aussi une petite épicerie dont le pépé se fait plaisir sur les tarifs. Nous rejoignons LOGIBAR et faisons la lessive et le séchage du matériel. Nous rinçons notre linge dans la rivière. 13h30, pas de TB en vue. Je crois qu ’il a vu un peu grand sur cette étape.15h34 , il n ’est toujours pas là. Là le retard commence vraiment à grandir. 15h45 on essaye de le trouver sur la route. Personne, on fait demi-tour et surprise nous tombons sur le bandeau de son passage, (à oui je vous explique. Si TB passe sur un lieu de rencontre et ne nous trouve pas , il laisse un bandeau sur lequel est inscrit son passage, et nous l ’accroche sur un panneau du GR 10. Bien sur le bandeau nous le récupérons) on a du se croiser.Tans pis pour nous, nous partons sur ENTA. Arrivé à SENTA, TB n ’est pas passé, nous rebroussons chemin et allons l ’attendre aux grottes de KAKOUETTA, le GR 10 passe pas loin, il est 17h28. Pour en revenir au point non rencontre, quand nous sommes revenu au fameux pont en bois, je suis a peine sorti du véhicule que des dames m ’ont sautées dessus en me parlant en espagnol, une langue que je ne maîtrise pas donc je n ’est rien compris à ce qu ’elle m ’ont racontées. J ’en ai conclu peut être que TB les as vues et leurs a parlés. On c ’est raté de quelques minutes, enfin je crois. Je l ’attend ce soir ou demain pour en parler. Des gens arrivent du GR 10 et je leurs posent la question de savoir si ils ont vu un gars en orange (le maillot bien sur!) et ils me répondent que oui et qu ’ils ont discutés avec et qu ’ils sont au courant de sa traversée. Apparement d ’après eux, il est à trois quart voire une heure derrière eux. Me voilà rassuré, pour lui il en a pour une demi heure, il es t 17h53. Conclusion, il a pris un raccourci à cause de la brume et c ’est pourquoi ont ne c ’est pas vu à LOGIBAR. Effectivement c ’est bien cela, il a pris un raccourci et est passé à 12h00. Nous lui tirons un peu les oreilles car le ruban, il devait nous l ’attaché sur un panneau du GR 10 et non pas sur un panneau de signalisation. C ’est pourquoi nous ne l ’avons pas vu, mais cela n ’est pas grave, ont c ’est retrouvés aux grottes et direction St Angrâce, dans un camping. Installation du bivouac sous la pluie, il est 19h23. TB a les pieds très très insquintés souci pour la suite. On verra bien, cela va être dur pour finir le raid (son pied blessé et la météo qui fait défaut, c ’est pas le pied!).

C2medias, agence de communication interactive

Mardi 7 septembre
6h00 réveil. Il pleut beaucoup, il a fait de l ’orage toute la nuit.On recule notre départ à cause du temps, on déjeune, on se rase de prés et vers 8h10 nous démontons le bivouac. Sylvain soigne le pied de TB en espérant que cela aille mieux. 8h35 dernier réglages et nous partons.
Dans le véhicule, nous discutons de nos prochains points de rencontre. Se sera Arrette la Pierre St Martin et le refuge de Labérouat Nous transportons TB sur le GR 10 à SENTA. Il part il est 9h15. 11h36, nous somme sur le GR 10 à la station d ’Arrette. Le temps est pourri, il pleut, il pleut bergère…TB devrais arriver dans une demi-heure mais vu la météo se sera peut être plus. Toujours est-il que TB a un sacré moral car son pied disons son petit doigt de pied est très mal et lui il en rigole, il pense même à se le couper, il est fou. J ’en connais pleins qui aurait abandonnés c ’est sur, mais lui non encore et encore. Nous l ’attendons pour savoir sa décision s ’il continue ou si il arrête, on va voir. 12h45 TB arrive, cela va, le pied lui fait mal mais ça va. Il mange et décide de partir vers le refuge de Labérouat. Ce matin sur son chemin, il a pris de la flotte et de la grêle dessus. 13f30, il part. Il arrive au refuge à 18h00, moi je l ’attend sur le GR 10 et j ’ai pu photographier des aigles c ’était super. Nous cherchons un coin pour la nuit, nous le trouvons dans dans les hauteurs, plat. Nous nous installons comme d ’habitude et ce soir lavage à la lingette. TB a vraiment le pied mal en point. Nous pensons tous les trois que demain c ’est la dernière étape, l ’abandon, c ’est dommage mais là nous ne pouvons rien y faire. Les pieds, c ’est la vie.

Mercredi 8 septembre
5h55 pour lui, 6h00 pour nous. Le réveil dans les hautes plaines est fabuleux. Quel spectacle que de voir le soleil se lever dans la montagne. Ces images là, ont se les gardes que pour nous, pas de photos. La nuit dernière, des vaches sont venues rôder autour de notre bivouac avec l ’énorme bruit de leurs cloches. TB est sortie de sa tente en criant disons en beuglant. Moi j ’ai trouver cela assez marrant car dans mon rêve j ’avais l ’impression que quelqu’un taper sur mon gobelet en fer avec une petite cuillère et que le bruit devenait de plus en plus fort. En fait c ’était la vache avec sa cloche qui se rapprochait de nous. Petit déjeuner puis démontage du bivouac. TB se fait soigner le pied par sylvain et d ’après lui cela s ’arrange. La peau durci, ce qui est très bon pour la suite du raid. TB part, un berger s ’avance vers nous et TB s ’arrête. On discutent avec le berger. Le berger lui demande si c ’est lui qui…, mais TB ne lui laisse pas le temps de finir la phrase car il a compris qu ’il l ’avait vu à la télé. On discutent et je les prends en photos tous les deux, puis TB s ’en va. Le berger m ’a donné son adresse pour que je lui envoi la photo avec un petit mot de TB. J ’ai noté tout cela et promis je lui enverrai. On se quitte et nous partons vers BORCE? Là on devrai faire un bout de chemin avec lui sur les chemins de la mature. Cela devrai être bien d ’autan aujourd’hui il fait un superbe temps. J ’ai hâte d ’y être. 11h00 TB arrive à BORCE. Il mange et repart à 11h55. Il part vers les chemins de la mature et nous partons avec lui comme prévu. Le paysage est splendide, cela fut dur mais nous arrivons jusqu ’au col de sescoue puis nous quittons. Il continue son chemin au pic d ’ayoux, nous, nous devons redescendre et reprendre la route. A LARUNS, nous nous ravitaillons en vivres et direction le lac de Bious- Artigues. Une fois arrivé, nous installons notre bivouac au camping qui n ’est pas trop loin du lac en espérant que TB nous y rejoigne, mais vu son étape cela sera dur. Si il arrive vers 21h00, il campe avec nous, sinon il dort dans la montagne et ont se retrouvera le lendemain au même endroit car ont est sur son passage. Nous en attendant, nous sommes partis faire le tour du lac et pris quelques photos. Durée du tour, une heure. Nous regagnons notre lieu de campement et
Et là pendant que nous festoyons, TB arrive tranquillement, il est 19h15. On ne l ’attendais pas avant 21h00 voire le lendemain. Il s ’installe, une bonne douche dans le noir car il n ’y a pas d ’électricité dans les sanitaires. C ’est curieux. Repas et dodo.

Jeudi 9 septembre
Ont se lèvent à 6h00 comme toujours. Cette nuit un troupeau d ’ânes et de chevaux est venu nous rendre visite. Décidément, ici, les nuit sont plutôt agités. Il fait doux, le temps s ’annonce bien. TB a mal au pied, il part à 7h45 en direction de GOURETTE. Nous y partons et arrivé à GOURETTE, nous partons nous faire une petite randonné jusqu ’au lac d ’Anglas. Nous mettons une heure trente pour arrivés au lac . Altitude 2048 mètres. Sur l ’itinéraire, il y a deux sacrées montées. La première pour commencer, ensuite le parcours est sympa et pour finir une bonne dernière montée histoire juste de bien casser. Nous sommes restés une bonne heure au bord du lac au calme et puis tranquillement, ont est redescendus, il est 12h16. 17h40 TB arrive et d ’après lui, il arrête. On en discute, je lui propose une journée de récupération, il ne veut pas et après discussion, nous nous arrêtons sur une demie-journée de récup. C ’est déjà pas mal. Faut savoir calmer la bête. Donc direction le camping de GOURETTE qui est à deux kilomètres de la station. Là bas, nous avons eu de la visite. Des personnes de notre régiment. Cela fut agréable. Ils partent et nous installons notre bivouac. Un peu plus tard d ’autre personnes sont venues nous voir. Nous discutons un petit moment puis ils partent. Ces quelques visites ont redonnées du baume au cœur de TB. On se douche et nous discutons avec des hollandais dont l ’un d ’entre est kiné. Cela tombe bien. Il explique à sylvain comment il doit faire avec son pied et ensuite tout le monde au dodo, demain il fera jour.
Vendredi 10 septembre

8h15 réveil. Aujourd’hui grâce matinée. Il paraît qu ’il a fait un super orage cette nuit. TB est partis dormir dans les douches, du moins il a essayé car toutes les 20 minutes le chauffe eau se mettait en route. Moi je n ’ai rien entendu. Nous en profitons pour laver notre linge et faire sécher les tentes puisqu ’il fait beau. Sylvain soigne les pieds de TB et ont reste là, on boit du café, on se repose, on discute. TB reste allongé les pieds en l ’air posés sur un seau. 11h30 nous mangeons et ont se préparent pour repartir. 13h30 TB part en direction du village d ’ARRENS-MARSOUS, nous le suivons et partons l ’attendre après ARRENS sur le GR 10 prés du lac d ’Estaing. 16h00, il m ’appelle sur le portable pour me dire qu ’il est au col des Bordères. Nous sommes surpris de ne pas l ’avoir vu, mais cela est normal car nous étions plus bas que lui de 200 mètres. Il nous avait laissé un ruban car en fait nous n ’étions pas au bon endroit. Là ou ont était c ’était le val d ’azun et pas le GR 10. On c ’est rejoint sur la route du lac, il court Forest. Le moral est mieux et son aussi, tant mieux. Il prend sa pause au bord du lac et repart vers CAUTERETS à16h35. C e soir il dormira au bord d ’un lac en montagne, nous nous retrouveront demain sur la route qui mène à la station. 18h57 nous installons notre campement dans un camping à l ’entrée de CAUTERETS. 19h30 coup de téléphone (Aïe, ça fait mal à la tête un coup de téléphone, tu rigole toi, mais ça fait mal, je voudrai bien t ’y voir toi!)TB arrive à la station. Nous pouvons dire qu ’il a bien gazé. Nous
le récupérons et l ’amenons au camping. Nous mangeons, une bonne douche dans des sanitaires très clean, cela change, du grand standing, je vous le dis moi!. Et au lit, demain grâce mat, 7h00. Bonne nuit à tous et à toutes bien sur!.

Samedi 11 septembre
7h00, ont se lèvent, se rasent et nous nous préparons à partir. TB part des thermes de césar à 8h25 en direction de SAZOS. Nous, nous partons au village et garons notre véhicule dans un petit sentier qui longe le GR 10 à côté des moulins et nous attendons. Pendant ce temps là, nous faisons sécher nos affaires. Le temps est couvert, le soleil essaye de percer, mais il a du mal. Il y a dans la montagne une sacrée brume. Une personne du village est venue nous voir pour nous dire que c ’était privé. Nous trouvons bizarre, mais bon si il le dit. On lui dit que nous attendons quelqu’un, mais lui il insiste et nous dit que si on n ’a pas pour longtemps, nous pouvons rester mais bon que c ’est privée. On a bien compris que l ’on dérangés alors nous nous sommes déplacé à côté de l ’église. Ici les gens ne sont guères hospitalier, on est au pays toy!. 13h40, il arrive à SAZOS, pose son sac sur une murette de pierres et disparaît derrière des arbres. Nous suivons tous cela à la jumelle, vingt minute plus tard toujours pas de TB et son sac est toujours au même endroit. Je décide de monter voir et là je le trouve en train de discuter avec des randonneurs que nous avions vus auparavant . Si sa langue tombe, il est foutu. 14h00 TB prend la direction du lac d ’Aubert et nous partons boire un petit café au bar mythique du tour de France au col du Tourmalet. Arrivé au lac d ’Orédon, nous avons la surprise de voir qu ’il y a un péage. Le gars qui tient ce péage après discussion, appelle ses chefs. Nous comprenons rapidement qu ’il n ’a pas la lumière à tous les étages. Il veut nous faire passer pour des commandants, comment il a dit?, a oui , commandant Sauternes. Ses chefs, nous comprenons que se sont des filles car ils les as appelés « bécasses » à la radio. Elles arrivent et nous discutons. L’une d ’entre elle, nous demande si on a un laisser passer pour aller au lac d ’Aubert Nous lui répondons que non et elle nous dis que l ’on peut passer à 18h00, chose que l ’autre débile aurait pu nous dire. Je regarde ma montre, il est 17h12 donc on peut attendre. Elles nous font passer les premières barrières et là je regarde le gars du péage qui me fait un signe, le agite son pouce du haut vers le bas. Il a vraiment un problème lui!. 18h00, nous montons au lac, je chausse et je pars à la rencontre de TB. Sylvain reste à la voiture. Quelle vue vue magnifique, au dessus, il y a un lac, le lac d ’Aumar. Dans un bouquin, il raconte que c ’est un des lac les plus beau des pyrénées. Ils ont raison, il est splendide, on se croirait au Canada. J ’ai bien sur fait quelques photos , j ’ai rencontré un écureuil et même trouvé des cèpes. Un peu plus haut, j ’ai rencontré TB et nous sommes descendus ensembles. Nous avons installé notre bivouac au bord du lac d ’Orédon car au lac d ’Aubert il y a trop de monde et en plus l ’endroit pour bivouaquer est derrière un barrage et il n ’y a pas la vue sur le lac.

Dimanche 12 septembre
6h00 réveil dans la brume au bord du lac. Nous trainons un peu dans nos duvets. 6h20, il faut se préparer, démonter les tentes, faire chauffer l ’eau pour le café, s ’habiller, se laver
La figure et partir. Attention, le péage risque de piquer un peu les yeux car il faut savoir que plus de 8h00 de stationnement c ’est cinq euros. (alors 5 euros = 5 zorros = 5 vengeurs masqués) 7h22 sylvain soigne les pieds de TB et apparemment cela va beaucoup mieux. 7h44 nous partons et ben non, nous n ’avons pas payé le péage, car il faut savoir qu ’a partir de 18h00 et jusqu ’a 9h00 c ’est gratuit ou gratis, c ’est comme tu préfères. Notre point de rencontre se situe aux anciennes mines de Manganèses à VIELLE-AURE. Il est 14h16 et pas de TB à l ’horizon, il est ou encore. Il fait chaud, heureusement il y a un petit vent de temps en temps et cela fait du bien. Au moins notre linge et nos tentes vont pouvoir bien sécher. 14h25, TB m ’appelle pour me dire qu ’il a 2h30 de retard et bien sur qu ’il c ’set encore trompé de chemin et qu ’il se trouve sur une départementale à AGOS. Nous l ’attendons, je consulte le carte pour voir ou il se situe et là, je vois et j ’entend des cailloux qui me tombent à proximité de moi. C ’est TB qui est planqué derrière le panneau indiquant les mines qui me lance des cailloux, quel blagueur!. Il est 14h39, il mange et part. Ce soir, il dormira au lac d ’Oo. Nous, nous partons sur BAGNERES DE LUCHON. Une fois arrivé, nous cherchons le GR 10 et je peux vous dire que ce n ’est pas simple. On a du tourner une bonne demi-heure avant de le trouver. Ensuite nous partons dans un camping, pas trop loin à MAUNTAUBAN DE LUCHON, il est 16h35. Les sanitaires sont un peu rustiques, mais pour une nuité cela devrait le faire. Allez!, bonne nuit!.

Lundi 13 septembre
7h00 réveil, on se rase, s ’habille, démonte la tente. Cette nuit il a fait très humide, tout est mouillé. Ce matin en attendant TB, nous allons faire un tour au marché de LUCHON, il est 8h20, nous prenons un café dans un bar et partons marché sur le sentier du GR 10. Il est 9h40 et TB n ’est pas apparu, nous attendons et comme d ’habitude faisons sécher le matériel. Je pense que dés qu ’il pourra, il m ’appellera. 11h24, toujours pas de TB mais bon le parcours est très long donc pas d ’inquiétude à avoir. Si il arrive à LUCHON cet après-midi, il ne pourra pas être à MELLES ce soir. Ce qui nous fera quatre jours de retard pour l ’instant. 13h00, je l ’appelle et il est connecté. Il me dit qu ’il est à 2h00 de Superbagnères et qu ’il a mal au pied. Cela est normal car cela fait deux jours qu ’il n ’a pas eu de soin. Nous montons le récupérer à la station, il arrive et est très fatigué. Il nous raconte que la nuit dernière il a eu froid et qu ’il n ’a pas pu dormir a cause d ’un troupeau de cerfs qui beuglaient et qu ’il était impossible de planter ses sardines pour faire tenir sa tente et qu ’il a du la faire tenir avec des cailloux. Il
monte dans la voiture et au bout de quelques secondes, il s ’endort. 15h15 il part vers MELLES en titubant car il est vraiment fatigué. 16h30, nous arrivons à FOS et nous cassons le cable d ’embrayage de la voiture donc nous sommes en panne. Après quelques coup de téléphone (j ’ai des bosses) un garagiste du coin de St Béat plus exactement viens nous voir pour nous dépanner. Il nous laisse le véhicule pour la nuit car tout la matériel est dedans et nous qu ’il viendra le chercher demain à 8h30. Nous nous installons au camping de FOS, le camping des pêcheurs car il n ’y a que ça et attendons demain.
Mardi 14 septembre 2004Nous sommes toujours bloqués à FOS. Le garagiste arrive comme prévu et nous remorque la voiture. Il nous dit que la pièce devrait arriver ce matin et qu ’a midi ou début d ’après-midi cela serait réparé. Nous partons sur le GR 10 qui longe un canal d ’une centrale électrique. Entre temps sylvain perd son portable dans le canal. J ’ai bien essayé de le récupérer dans le canal en slip chaussette, la gueule! Mais l ’eau est très, très froide, donc je ne plonge pas surtout qu ’il y a un peu de courant. J ’essaye avec une branche mais bon pas de résultat. Sylvain décide d ’aller chez le garagiste voir si il a une épuisette et apprend par la même occasion que le cable qu ’il a reçu n ’est pas le bon, et qu ’il a téléphoné chez le concessionnaire pour le cable et envoyé sa femme le récupérer mais quand elle est arrivée au garage, le gars en question était parti avec le cable dans le coffre de sa voiture. Misère du sort quand tu nous tient. Sylvain revient avec un gendarme qu ’il a croisé chez le garagiste et le gendarme nous prête une épuisette de piscine pour sortir le portable du canal. Bien évidement, le portable est foutu. TB arrive à 15h00, nous l ’amenons avec nous chez le garagiste et attendons que le livreur amène la cable. Ce garagiste fait tout, à 17h00, il nous laisse pour faire le ramassage scolaire. Il nous dit aussi qu ’il fait ferrailleur, de la peinture, carrosserie cela est assez rigolo mais très pratique dans un petit village.18h00, nous partons du garage, la voiture est réparé et nous allons faire quelques courses. Ce soir nous retournons au camping de FOS et la dame qui s ’occupe de ce camping nous avait dit la veille que si on voulait on pouvais rester une nuit de plus sans payer. Elle est sympa. Nous montons nos tentes sous la pluie et mangeons dans la pièce ou les gens font la vaisselle ce qui nous a permet de discuter avec les gens qui nous ont racontés qu ’ils étaient là six mois par an pour la pêche. Il paraît que les cloches de l ’église sonne très fort la nuit et qu ’en plus elles sonne deux fois c ’est à dire que pour minuit elle sonnera douze fois et que deux minutes plus tard elle remettra le couvert. Cela va être sympa cette nuit.

Mercredi 15 septembre
7h00 réveil, le temps est pluvieux et très brumeux, une brume très dense et il n ’y a pas de vent qui pourrait éventuellement dissiper cette brume. TB ne peut pas partir, nous attendons et dans le milieu de l ’après-midi ne voyant pas que le temps s’améliore nous regardons nos cartes et voyons qu ’il nous faut encore douze jours pour terminer le raid. Nous décidons avec regrets d ’arrêter l ’aventure et de rentrer il est 15h00.
Nous réessayerons en juin, en espérant une meilleure météo. Cette expérience enrichissante, nous a permis de voir ce qui était bon dans le matériels et d’autres choses à revoir. Le rendez-vous est pris pour une nouvelle tentative.

Merci Thierry pour cette belle aventure.

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Herve Fitte Rey

Une pensée sur “La traversée des pyrénées par le GR10 : Récit d’un photographe

  • 12 novembre 2013 à 06:32
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    Très beau récit de ce périple du GR10. Bravo aux randonneurs et à leurs persévérances .
    La prochaine fois sous des cieux plus cléments vous irez au bout !
    Merci pour ce beau récit et bravo à vous !

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