Test service en ligne : Monalbumphoto.fr

Il existe de nombreux services de création de produits photos, plus ou moins professionnels, avec des résultats de qualité différentes. Faisant de la photographie de mariage, il m’arrive régulièrement de faire appel à ces sites, pour la réalisation d’albums photos.

Certains modèles, notamment au format paysage, se prêtent très bien aux photographies nature, d’architecture, de paysage. Certains de nos lecteurs pourront confirmer cela.

A la demande d’un ami, j’ai testé le service en ligne Monalbumphoto.fr. Cela tombe bien, je venais de photographier le mariage d’un proche, et c’était l’occasion d’essayer un nouveau prestataire.

Réaliser un livre avec MonAlbumPhoto.fr

Vous trouverez ci-après les étapes de la réalisation de mon album, ainsi que mon ressenti sur le produit final.

J’ai donc téléchargé le logiciel de la société, après avoir laissé mon adresse e-mail (obligatoire pour accéder au lien de téléchargement). Le site propose 2 versions : soit la version complète ; soit la dernière mise à jour, si le logiciel est déjà installé sur la machine (ce qui peut être pratique pour éviter de télécharger à chaque fois les 20Mo de la version complète). En parallèle, un e-mail est envoyé sur l’adresse que vous avez laissée, avec un code pour un bon de réduction. Une bonne idée.

Petit hic, je travaille sur Mac, et le logiciel n’est pas disponible sur cette plateforme. Tant pis, je suis passé sur PC. Ce point est assez handicapant pour les photographes qui travaillent sur Mac. J’espère que ce problème sera vite réglé, avec la mise à disposition d’une version adéquate, pleinement fonctionnelle.
L’installation du programme s’est faite de manière classique, par étape, comme tout logiciel Windows. A la première utilisation, il y a une recherche de fichiers sur Internet, qui ne prend que quelques instants.

Le logiciel se lance dans une petite fenêtre qui permet de :

  • Choisir sa langue (française ou anglaise)
  • Vérifier les mises à jour du logiciel
  • Obtenir différentes informations (produits disponibles, tarifs…)
  • Charger un projet déjà commencé
  • Démarrer un nouveau projet

Dans mon cas, je vais démarrer un nouveau projet. Je clique donc sur le bouton situé tout en bas de la fenêtre.

J’ai donc la possibilité de démarrer un album photo, un pêle-mêle ou un calendrier. Je n’ai pas trouvé le moyen de concevoir des objets de type MUG. En même temps, il serait inutile de passer par un logiciel pour ce genre de demandes, puisqu’on ne met généralement qu’une image. Autant le faire directement en ligne.
EDIT : Petite erreur de ma part => Monalbumphoto.fr est spécialisé dans la création de livres photos, et non dans celle d’objets de types MUG.

Après avoir choisi la création d’un album photo, un choix de formats m’est proposé, avec les dimensions pour chacun, ainsi que le prix de départ. J’ai donc choisi « Le Paysage » (un format A4 paysage, pour mes photos de mariés, c’est mon format préféré). Une chose que j’ai remarquée par la suite : Bien que le prix de départ est pour 24 pages, il m’a automatiquement mis 48 pages pour démarrer. Ne soyez pas surpris si cela vous arrive, vous pouvez réduire le nombre de pages par la suite. Mais sur le coup ça m’a paru étrange.

Au chargement du projet, la fenêtre « astuce » se lance. On peut la désactiver en cochant une case en bas de celle-ci.

L’écran est divisé en plusieurs zones. En haut, l’arborescence, qui permet d’aller chercher le dossier où se trouvent les images. Ces dernières s’afficheront en dessous. A côté, le « chemin de fer » de l’album, où toutes les pages sont représentées. Plusieurs onglets permettent de passer d’une rubrique à une autre (fond, cliparts, mises en page…). La zone centrale est la plus importante. C’est ici que vous voyez la page en cours, et que vous appliquez les contenus (images et textes).

Ci-dessous, une autre approche des rubriques, avec une colonne de chaque côté. L’accès est plus rapide, mais cela réduit la largeur de la zone de création.

Vous avez la possibilité de télécharger gratuitement de nombreux fonds, triés par thèmes. Certains sont des photos, mais la plupart se présentent sous forme d’illustrations ou de cliparts. A utiliser avec modération pour ne pas avoir un album trop « kitch ».

Ci-dessous, la liste des fonds disponibles dans la rubrique « Nature ». Il est possible de tous les télécharger, ou seulement ceux que l’on coche.

Quand les fonds sont téléchargés, ils apparaissent sous la liste des thèmes, en miniature. Il est possible par la suite de ne télécharger que les nouvelles images qui seront ajoutées par Monalbumphoto.fr

A tout moment, en cliquant sur la barre rouge en haut, vous avez la possibilité de modifier le format de l’album (un aperçu s’affiche en dessous), ainsi que le nombre de pages (le tarif étant écrit à côté).

La mise en page de chaque page (droite ou gauche) peut être personnalisée. Il s’agit de propositions, que l’on peut modifier comme on le souhaite. L’outil ne bloque pas l’utilisateur à ses propositions uniquement.
La mise en page peut être appliquée à une page, à la double page, ou à l’ensemble de l’album.

Il est également possible de numéroter les pages. Une fenêtre assez complète autorise une personnalisation poussée.

Lorsque le dossier contenant les images a été sélectionné, toutes les images qui se trouvent à l’intérieur s’affichent en miniature. Attention, s’il y a des sous-dossiers, le contenu de ceux-ci ne s’affichera pas. Il faudra donc aller dans chaque sous-dossier pour voir les images.

La taille des miniatures peut être modifiée, mais un le système de zoom, représenté par une loupe sur chaque miniature, permet d’afficher l’image en grand lors du survol de la souris. Bon point !


Le travail commence. La première page qui s’affiche n’est autre que la couverture du livre, recto et verso (ainsi que la tranche). Vous pouvez y mettre autant de photos et textes que souhaité. Sur le verso, un code barre apparait. Il faudra donc veiller à ne pas mettre une image dessus, au risque de la voir derrière le code. Cependant, comme c’est la première fois, je ne peux assurer que cela sera vraiment le cas. Par exemple, pour le service de Fujifilm, bien qu’un code soit présent au verso lors de la création, celui-ci est finalement imprimé à l’intérieur de la couverture.

J’ai donc commencé à insérer les images qui me serviront de couverture. Une image peut être intégrée comme « fond ». Dans ce cas, il n’est pas possible de lui apporter divers traitement proposés par le logiciel (rotation, taille…). Elle peut être également insérée dans un cadre d’images, ce qui permet d’avoir plus de souplesse sur la manière de l’afficher sur la page. Un cadre apparait d’ailleurs autour pour modifier les dimensions, ou tourner/incliner la photo.

Au-dessous de l’album apparait une barre d’icônes qui permet plusieurs interventions (ajout d’image, de texte, outils graphiques…). Ce menu se retrouve également lorsqu’on effectue un clic-droit avec la souris sur une image.

Je continue ensuite avec les pages internes du livre. Le chemin de fer me permet de passer à n’importe quelle page. Si jamais il me manque des éléments pour finir une page, ce n’est pas grave, je continue et j’y reviendrai par la suite.

Autre outil très utile, la grille, qui peut être magnétisée (comme Photoshop). Pour aligner parfaitement les différentes images d’une page, il n’y a pas mieux.

En cours de réalisation, ou bien lorsque j’ai terminé mon travail, je peux afficher un aperçu du résultat en pleine page. Ici la couverture.

Et ici l’intérieur d’une double page.

Je peux à tout moment quitter le programme, et y revenir plus tard. Dans ce cas, une fenêtre me propose de charger tout l’album, ou seulement une partie (plus rapide).


Mon album est maintenant terminé, il me faut l’envoyer pour commande.

Il suffit de cliquer sur le bouton situé en haut : « Transférer et commander ». Le processus vérifie d’abord qu’aucune erreur n’est détectée, et affiche un écran avec compte rendu. C’est utile pour savoir si l’on n’a pas mis de pages en trop par rapport au nombre de pages commandées.

C2medias, agence de communication interactive

             

Vient ensuite l’authentification. En effet, la commande ne se fait pas entièrement depuis le logiciel, comme peuvent le proposer d’autres prestataires. Après s’être authentifié, le contenu de l’album est transféré en ligne sur un serveur.
Il faut savoir que votre compte a été automatiquement créé lorsque vous avez saisi votre e-mail pour télécharger le logiciel. Cependant, il vous faudra ensuite saisir au moins une première fois vos informations personnelles.

Ici je rentre donc mon e-mail, ainsi que mon mot de passe.

Une première fenêtre indique que l’album est en cours de création (il est optimisé pour l’impression).

L’écran d’après vous propose soit de transférer l’album directement en ligne sur votre compte, ou, si votre accès internet ne le permet pas (trop lent par exemple), vous pouvez générer un CD, qu’il vous faudra ensuite envoyer par la poste. Une bonne idée !

J’ai donc choisi le transfert en ligne, et la barre de progression me montre l’avancée (assez rapide je dois dire quand on a une connexion haut débit).

            

Lorsque le transfert est terminé, le navigateur internet s’ouvre directement sur la page d’accueil du site. Vous pouvez voir ci-dessous qu’un album est disponible (celui que je viens de créer).
Ce qui est pratique, c’est qu’on peut créer plusieurs albums et le mettre sur le serveur. Avec les options de visualisation que je présenterai ensuite, on peut alors faire valider un album plutôt qu’un autre avant de commander la version retenue.

Je peux afficher mon album. Les informations de format sont indiquées, et il est possible de le feuilleter en ligne pour une dernière vérification.
Je remarque également que l’information en rouge répond à la question que je m’étais posée précédemment, concernant l’affichage du code-barres. Excellente initiative !

Ci-dessous, la prévisualisation de l’album en ligne. Cela se fait en plein écran, et on peut vérifier l’intégralité des pages.
Il est même possible de partager l’album sur Facebook, ou d’envoyer un lien par e-mail à un contact, pour qu’il puisse lui aussi le voir en ligne (sans possibilité d’intervenir sur votre compte bien entendu).

Je passe donc à la commande.
Tout d’abord, je choisis le nombre d’exemplaires. Un pourcentage de réduction est appliqué selon la quantité choisie. Cela ne se refuse pas 🙂

Je peux également choisir une option de vernis brillant. Ce qui est bien, c’est que cette option ne s’applique pas obligatoirement à tous les albums. Si on ne la souhaite que sur un seul album (même si on en commande 10), c’est possible.

J’ai également profité du code de réduction que j’avais reçu lors de mon inscription, pour profiter d’une remise supplémentaire de 5€. Dernier élément pratique, je peux faire livrer ma commande à une autre adresse que celle de facturation. Je peux même enregistrer plusieurs adresses de livraison.

Voilà enfin l’écran qui fait mal au portefeuille :-). Ce que j’ai énormément apprécié, c’est le choix important de moyens de paiements disponibles, notamment par chèque (pour les frileux du paiement en ligne). J’ai d’ailleurs privilégié cette méthode. Après validation, je reçois un e-mail reprenant les informations de commande, et les références que je dois joindre à mon paiement.

Dans la foulée, et puisque le site me le propose, je décide de changer de moyen de paiement (mon chèque n’étant pas parti), et valide ma commande via Paypal (nous sommes le 13 août). Il m’est annoncé environ 7 jours de délais pour la fabrication (l’option « vernis » augmente la durée de création).


Exactement 7 jours plus tard, je reçois un e-mail m’indiquant que mon colis est en partance. Il est acheminé via la Poste en Colissimo, et arrive 3 jours plus tard.

L’emballage cartonné est rigide et peut assez bien résister à la « délicatesse » de la Poste.

A l’intérieur, l’album est enveloppé dans un papier protecteur. Je n’ai relevé aucune trace de coup (ce qui arrive parfois avec ce genre de colis, sur les tranches de l’album).

La couverture est épaisse et rigide, avec une impression sur papier photo couchée sur carton. L’ouvrage en lui-même n’est pas épais, puisqu’un recto-verso est imprimé sur une seule couche de papier photo. Ce dernier est cependant suffisamment épais pour ne pas voir à travers.

Ici le verso de l’album, où je remarque que finalement, le code barre y est bien imprimé, et non pas à l’intérieur. Il reste cependant discret, selon la photo choisie pour illustrer la quatrième de couverture.

La découpe du papier est bien faite et aucune marge n’apparait sur les bords de la page, là où les photos ont été collées aux extrémités. Le vernis donne une touche brillante, qui peut se révéler flatteuse selon les photos, mais qui réfléchit beaucoup la lumière. A choisir ou non en fonction des images.

Les fonds proposés par le logiciel sont bien restitués, aucun visuel ne bave ou ne pixellise.

Les photos de couple, avec à gauche un visuel occupant toute la page, et à droite, un tryptique d’images. Sur un format paysage, cela passe vraiment bien.

Un dernier point à savoir : Bien qu’elle ait lieu sur vrai papier photo, il s’agit d’une impression de type « offset ». Si elle conviendra pour la plupart des impressions, elle ne sera pas forcément adaptée aux images ayant énormément de détail, notamment en macrophotographie.

L’image ci-dessous est un détail de la précédente (prise à l’objectif macro) présentant la trame offset.

Comme toujours, le support dépend de la finalité, et l’outil unique assurant 100% de satisfaction dans tous les cas n’existe pas.

Ce que je retiendrai de cet essai, c’est d’une part la simplicité et les diverses possibilités qu’offre le logiciel de conception de l’album, et d’autre part la variété des options de commandes, ainsi que la rapidité de création et de livraison. Pour tout le reste, et comme toujours en photo, il appartiendra à chacun de tester par rapport à ses clichés et de se faire sa propre idée. Pour ma part, ayant reçu une version avec verni et une autre sans, j’ai préféré la version dénuée de cette option. Par contre, je suis sûr que pour des photos de paysage, cette option pourra mettre en valeur les teintes que l’on peut capturer sur ce type de prise de vues.

J’ai aimé

  • Le téléchargement de fond selon plusieurs thèmes, pour illustrer les pages
  • L’affichage uniquement des photos non encore utilisées
  • Nombreuses mises en page proposées
  • Les raccourcis claviers utiles
  • Les nombreuses options possibles dans l’interface de commande sur le site
  • La possibilité de payer par chèque

J’ai moins aimé

  • Pas de version Mac du logiciel
  • Assez peu de fonds proposés au format photo, ou abstraits
  • Manque d’effets de « décollement » des photos (types ombres portées) par rapport aux fonds.
  • Pas d’export PDF de l’album possible
  • La hotline téléphonique payante
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David Lesage
Journaliste
David Lesage est l’un des deux créateurs de RevuePhoto. A la tête des agences C2medias et DLC-Photo il est au fait des dernières avancées en matière de photographie et de vidéo. Passionné par la vidéo et les panoramiques, il se fait un plaisir de tester les différents équipements pour RevuePhoto.