Portfolio : Astophotographie par P. Durville

 

Les «objets» photographiés se trouvent tous à des distances considérables. Pour les traduire, nous utilisons la vitesse de la lumière. On parle donc en «Année-Lumière» (A.L). En milliers. En millions. La vitesse de la lumière étant finie, un faisceau lumineux parcours en une seconde quelques 300.000 kilomètres, plus de sept fois le tour de la Terre. En un an, il aura traversé dix milliards de kilomètres. Lorsque nous regardons une nébuleuse située à 10 millions d’années-lumière, nous savons que nous voyons cet objet tel qu’il «était» il y a 10 millions d’années puisque son «image», la lumière qu’il émet, a voyagé durant 10 millions d’années. Regarder l’espace c’est regarder dans le passé. Ainsi la Lune se trouve à 1 «seconde-lumière» et le Soleil à 8 minutes. Lorsque viendra sa mort et qu’il engloutira l’ensemble des planètes, les terriens le sauront 8 minutes plus tard. Espérons qu’ils auront quitté les lieux… quelques siècles auparavant…

Cette image, cette lumière qui nous parvient, partie depuis des millénaires des confins de l’espace, nous arrive sur Terre avec une intensité toute relative. Il est donc nécessaire, indispensable de compenser la faiblesse du signal reçu. Pour se faire, la technique «naturelle» consiste à poser très longtemps. Mais pour compenser d’autres problèmes, la meilleure solution est d’obtenir beaucoup de poses identiques du même objet et de les «additionner» grâce à des logiciels informatiques du traitement d’images astronomiques. Ainsi chaque photo est la somme de multiple poses du même champ photographié. chaque image est l’addition d’une vingtaine, trentaine d’images, posées chacune 15 à 20 minutes.

Les images présentées ici ont été réalisées chez moi, non loin d’un petit village du Sud de l’Essonne, encore peu touché par la pollution lumineuse, pour un endroit si proche de Paris.

Vous pouvez aussi consulter mon site (en construction en ce moment) et y découvrir d’autres photographies et le matériel utilisé.

Studio LILLE laboratoire impression fine art specialiste couleur
Biographie de l’auteur

 

 

Mon intérêt pour l’astronomie remonte aux années 1980, sans doute même avant… C’est l’époque où je rentrais au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et j’écrivais une pièce pour 11 musiciens au titre évocateur de «T.Tauri». Puis vinrent «Alpha Centaure» pour grand orchestre et «l’Espace de Dedans» pour une vingtaine de musiciens. Cela pour dire que cet intérêt trouvait des ramifications profondes dans mon travail de compositeur, mais aussi dans ma vie de terrien. Sans doute le besoin de comprendre ce qui nous entoure, où sommes-nous et pourquoi.

 

 

Après de longues années de lecture, la nécessité de «voir» par moi-même puis de faire fut irrépressible et je décidais d’acheter mon premier télescope, un celestron 8. C’était en 1995. Évidemment à cette époque, on utilisait de la pellicule argentique et non des appareils photos numériques… Il fallait poser plusieurs heures de suite sur un même objet, une galaxie par exemple, pour obtenir un résultat honorable, mais sans commune mesure avec ce que l’on obtient aujourd’hui avec des capteurs CCD.

 

 

La photographie astronomique ou «l’astrophotographie» est une discipline passionnante et contraignante. La première contrainte est la météo. Aucune sortie possible sans un ciel clair. Ensuite viennent, la fatigue (cela se passe la nuit) et souvent le froid. Mais tout ceci est vite oublié lorsque vous obtenez au bout de quelques instants les premières lumières des confins de l’univers. Une galaxie se dessine sur votre écran, une nébuleuse prend forme. Une lumière partie depuis des millions d’années et dont quelques photons viennent se perdre sur votre capteur d’appareil photo ou de caméra CCD vont créer une variété infinie de formes et de structures, véritables tableaux créé par la nature.

 

 

 

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Sebastien Delehaye
Photographe Tireur Rédacteur Studio Lille
Sebastien Delehaye est l'un des deux créateurs de RevuePhoto, pris de passion par la photographie il en a fait son métier. Dirigeant de la société Studio-Lille, il est spécialisé dans l'impression de tirage d'art et les agrandissement d'exposition, de décoration.