Géorgie du Sud – La Voie Sauvage

Grâce à son projet "Géorgie du Sud, La Voie Sauvage", Justin Mertens a remporté le concours L'Arche PROJECT 25 session 2012-2013 pour son reportage photo en Géorgie du Sud. L’ambition de ce reportage photographique est de mettre en avant cette île d’exception, malheureusement méconnue.

En effet, peut de personnes savent réellement situer la Géorgie du Sud, et confondent souvent ce territoire britannique d’outre mer avec la Géorgie, pays du Caucase entre l’Europe et l’Asie.

La Géorgie du Sud, donc, se positionne de manière extraordinaire dans l’Océan Austral, et est un site de reproduction unique pour de très nombreuses espèces animales.

En effet, l’océan Austral et les courants marins encerclant l’île, de part leur faible température, sont extrêmement riches en biomasse : phytoplancton, krill, divers petits poissons des glaces (comme la calandre antarctique).

La Géorgie du Sud est dès lors un "Hotspot" de part sa concentration et sa diversité animale et végétale.

On retrouve ainsi sur l’île la plus grande concentration au monde d’éléphants de mer (plus précisément la sous- population de l’Atlantique sud; "éléphant de mer du sud"), avec environ 350.000 individus (ce qui représente 54% de la population mondiale).

Plusieurs milliers de phoques, des léopards de mer. Plus de 2,8 millions d’otaries à fourrure antarctique (et subantarctique, plus rare) évoluent également en Géorgie du Sud.

Par ailleurs, l’île abrite plus de 63 millions d’oiseaux répartis en 81 espèces dont 30 sont nicheuses ! On peut citer, entre autre ; le damier du cap, le goéland dominicain, la sarcelle tachetée, le chionis blanc, le pétrel plongeur, la sterne couronnée ou encore le mythique albatros hurleur (15% de la population mondiale est présente sur l’île)…

Il existe aussi plusieurs espèces endémiques à l’île, comme le pipit de Géorgie du Sud et le canard de Géorgie du Sud.

Concernant les manchots, espèces emblématiques, on notera la présence du manchot royal, du manchot papou mais aussi celle du gorfou sauteur, plutôt rare il est vrai. Enfin, le gorfou doré ou macaroni est le spheniscidae le plus représenté en Géorgie du Sud.

Bien que complètement disparues des eaux proches de l’île suite aux activités importantes des stations baleinières implantées en Géorgie du Sud dès 1904, de nombreuses espèces de mammifères marins recolonisent aujourd’hui les eaux territoriales.

Plusieurs dizaines d’espèces d’invertébrés (insectes, crustacés,…) indigènes sont présents sur l’île. 50 espèces de champignons, 25 espèces de plantes vasculaires et 103 espèces de plantes marines sont également présentes en Géorgie du Sud.

De plus, environ 125 espèces différentes de mousses, 85 hépatiques et 200 espèces différentes de lichens s’y sont développés.

D’après une récente étude d’Olivier Hogg, du B.A.S. (British Antarctic Survey), La biodiversité de la Géorgie du Sud dépasse celle d’autres sites tels que les Galápagos et l’Equateur, en termes du nombre d’espèces qui peuplent ses rives.

Pendant la saison de reproduction, elle accueille la plus grande concentration de mammifères marins sur Terre!

La Géorgie du Sud, biodiversité en danger!

Ce paradis terrestre, isolé du reste du monde par l’océan, est cependant menacé.

La pêche à outrance (notamment à la Palangre, qui décime les populations d’albatros), les espèces invasives (rats, rennes, insectes, plantes,…), le tourisme de masse, la pollution, le réchauffement climatique…

Autant de menaces, directes ou indirectes, qui mettent en péril la survie des différentes espèces vivant en Géorgie du Sud, et qui modifient durablement l’équilibre de l’écosystème en place.

Pour contrer ces dangers de plus en plus présents, de nombreux scientifiques travaillent à la réalisation d’études ambitieuses, dont le but est d’essayer de comprendre, puis d’enrayer, ces processus destructeurs.

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Le but du reportage

Les protections actuelles de préservation de la biodiversité en Géorgie du Sud seront-elles suffisantes pour contrebalancer la pression exercée par l’homme?

L’ambition de ce reportage est d’essayer d’apporter une réponse à cette question, et de revenir avec un témoignage fort sur l’incroyable biodiversité présente en Géorgie du Sud. Sur le passé industriel de l’île, sur le travail des scientifiques présents sur place, ainsi que sur les enjeux liés à la préservation de cet écosystème extraordinaire, au moyen d’une immersion totale dans cet environnement unique au monde!

Et ainsi, permettre au public de se faire une opinion plus juste sur les réalités environnementales présentes en Géorgie du Sud, tout en s’émerveillant de cette vie sauvage et bouillonnante…!

En pratique

Le reportage s’étalera du mois d’octobre au mois de novembre 2012.

Octobre est un des mois les plus appropriés pour l’observation de la faune sauvage présente en Géorgie du Sud, le printemps austral coïncidant avec la saison de reproduction pour la plupart des mammifères et des oiseaux établis sur l’île.

C’est donc le meilleur moment pour espérer saisir des comportements intéressants.

Ethique

Il me serait difficile d’envisager un voyage en Géorgie du Sud (à plus de 13.940 KM en avion de Paris), en rejetant environ 5072 Kg de CO2 dans l’atmosphère, sans entreprendre une action à l’encontre du réchauffement climatique, responsable, ente autre, d’une baisse de biodiversité dans certains endroits du monde. Les pays du sud (et la Géorgie du Sud) étant les premiers touchés.

Loin des débats et polémiques que peut engendrer ce choix, je soutiendrais concrètement une association ("Les Photographes de l’Espoir") œuvrant à Madagascar, à l’aide d’une compensation carbone.

Ce choix n’a pas pour but d’acheter un "droit de polluer", mais plutôt de contribuer à une action en faveur de la biodiversité qui aide activement les populations du sud, premières victimes humaines du réchauffement climatique.

Une autre partie du budget du reportage sera alloué au parrainage d’un hectare de la Géorgie du Sud, dans le cadre de la campagne de "restauration de l’habitat".

Pour aller plus loin :

  • –  http://www.georgiedusud.org

  • –  http://www.arche-photographique.org/

  • –  http://www.sgisland.gs

  • –  http://www.antarctica.ac.uk

  • –  http://www.club-croisiere.com 

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Sebastien Delehaye
Photographe Tireur Rédacteur Studio Lille
Sebastien Delehaye est l'un des deux créateurs de RevuePhoto, pris de passion par la photographie il en a fait son métier. Dirigeant de la société Studio-Lille, il est spécialisé dans l'impression de tirage d'art et les agrandissement d'exposition, de décoration.