Les estives du Cantal, le col de la Grifoul

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Les estives sont les pâturages d’altitude où sont menés les troupeaux à la fin du printemps lors de festives transhumances. 

Pratique connue dans les Alpes et les Pyrénées, la montée en estive des troupeaux est aussi chose courante dans les Monts du Cantal. La plus célèbre est celle d’Allanche. L’endroit que je veux vous faire découvrir est plus intime.  Cette zone d’estive se prête volontiers à la photographie, notamment de paysage. A l’instar du Cézailler photographié par Emmanuel Boitier (Cézailler, le Far Centre, Editions revoir, avril 2017), les monts du Cantal (Au sud du Puy Mary) permettent des images faisant inlassablement penser à l’Irlande ou l’Ecosse… Ou du moins à l’image que je m’en fais : grandes étendues et horizons infinis emprunts de douceur ou de rudesse suivant la saison.

En route, ou plutôt en chemin…

Le col de la Grifoul (1338m), telle est notre destination, relie la vallée de l’Epie à la vallée du Brezons. Il est vaste et majestueux. L’amoureux des grands espaces y sera à son aise. L’agoraphobe sera sans doute sujet au vertige.

S’arrêter au col ou s’engager sur le chemin empierré, tout dépend de votre envie d’imprégnation de la montagne. La sortie peut être courte ou longue : balade rêveuse sur le chemin ou randonnée  physique jusqu’au cirque de Grandval, voire jusqu’au Plomb du Cantal. La sortie photographique, quant à elle,  sera toujours riche tant sont vastes les possibilités.

Le puy Gerbel et le puy de Grandval se succèdent ; le puy de la Belle-Viste et le puy de la Jambe vous côtoient. Ici tout n’est qu’espace et liberté. Quelle que soit la saison choisie pour le parcourir, le col de la Grifoul offre un choix photographique important.

L’hiver, le col est souvent fermé et la neige devient la maîtresse des lieux. Le milieu devient hostile et demande des efforts supplémentaires. Le blanc et le silence s’imposent.  Malgré l’hostilité du lieu, les photos peuvent être douces.  Le corps a froid, mais l’esprit vagabonde.

L’été, place aux vaches : race Aubrac et race Salers se partagent le territoire. Les sonnailles résonnent de toute part et rythment la journée.

Le printemps, les fleurs (crocus, jonquilles, anémones, narcisses, genêts. ..) illuminent tour à tour le paysage. Leurs couleurs sont plus marquées en montagne. La rudesse du temps oblige à une pollinisation rapide. Il faut donc se démarquer et être vite repéré par les insectes. La macrophotographie est alors à l’honneur.

L’automne aussi est marquée par les couleurs. Les myrtilliers sont rouge. L’herbe est jaune.

Le printemps et l’automne sont aussi l’occasion des dernières et premières neiges. Mélange des saisons toujours photogénique.

grifoul dernières neiges

Je ne pratique pas la photographie animalière mais renards, lièvres, chevreuils ont déjà croisé mon chemin. Alors sans doute y a-t-il à faire.

Et si les estives de la Grifoul vous ont conquises, votre périple peut continuer. La Tuillère à l’ouest fera tout autant votre bonheur (GR 400), Prat de Bouc à l’est vous comblera d’aise. Amoureux de photographies de nature ces lieux sont faits pour vous.

Nathalie AT alias Mam’AT

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Equipe RevuePhoto

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