« Disparition quotidienne » de Maïté Renson

Cette série s’intitule « disparition quotidienne ».

Il s’agit d’une série que j’ai réalisée après la mort de ma mère, pour parler de la perte de repère qui a accompagné ce deuil. Quand on perd un être cher, les souvenirs et les objets lui ayant appartenu sont tout ce qu’il nous reste.

Avec ce travail, je veux parler de ce moment où ces objets du quotidien perdent leur fonction pratique première pour prendre en quelque sorte, un statut de reliques. Quand nos yeux remplis de larmes se posent sur eux. Cette série traduit le sentiment d’absence, et la peur de voir le temps effacer petit à petit l’exactitude de nos souvenirs.

Les photos ont été réalisées avec un canon Eos 1000D + objectif 18-55mm et avec un canon Eos 5d Mark II + objectif 50mm ¼ et retouchées (n&b, contraste et recadrage carré) avec Lightroom3.

Biographie

 

Maïté Renson, 26 ans. C’est à l’âge de 20 ans que j’ai décidé d’entreprendre des études artistiques. Originaire de Bruxelles,  je me suis inscrite à l’Académie Royale des Beaux Arts où j’ai étudié la photographie argentique et l’Art dans l’espace public pendant trois ans.

En 2009, j’ai quitté Bruxelles pour m’installer à Liège et terminer mes études de photographie à l’institut supérieur des Arts Saint-Luc, où j’ai enfin pu développer une certaine créativité.

Au cours de ma dernière année d’études, j’ai eu la chance de rencontrer le photographe Antoine d’Agata au cours d’un stage au sein de l’agence Magnum Photo à Paris. Cette rencontre avec ce personnage fascinant m’a conforté dans ma vision de la photographie, où la production d’images est indissociable de la vie.

J’ai l’impression de ne  jamais avoir vraiment « commencé » à faire de la photo, j’ai toujours aimé photographier ce que je trouvais beau au quotidien. Le caractère éphémère des choses est la raison principale de mon attachement à la photographie.

Les sensations, les souvenirs s’estompent inévitablement. Je trouve que la photographie a ce pouvoir de raviver, de vous faire éprouver à nouveau certains moments de bonheur ou de douleur passés.

Après la mort de ma mère en 2008, le thème de la finitude est devenu omniprésent dans mon travail.La recherche effrénée de la perfection et la dictature de l’apparence est un sujet que je traite aussi énormément et que je mets en relation avec le thème de la finitude,  en établissant des liens entre condition humaine et esthétique publicitaire contemporaine.

 
 
 
 
 
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Sebastien Delehaye
Photographe Tireur Rédacteur Studio Lille
Sebastien Delehaye est l'un des deux créateurs de RevuePhoto, pris de passion par la photographie il en a fait son métier. Dirigeant de la société Studio-Lille, il est spécialisé dans l'impression de tirage d'art et les agrandissement d'exposition, de décoration.

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