Comment choisir son trépied

Les livres juridiques de Joelle VERBRUGGE chez 20Bis Edition

La matière, le nombre de sections, avec ou sans colonne, colonne basculante ou non … Voilà beaucoup de possibilités proposées par les différents constructeurs. Alors, quel trépied choisir et surtout pour quelle utilisation ? Naturapics vous apporte quelque éléments de réponse

Trépied pour usage d’appoint ou usage intensif


Dans le cas d’un trépied d’appoint qui ne sera utilisé que de temps à autres, un modèle à 20/40 € alu/plastique fera l’affaire. Prêter principalement attention
au poids admis par le trépied ainsi qu’à la matière de la rotule. Une rotule en plastique finira par ne plus bloquer efficacement les axes, de plus elle supportera difficilement les appareils reflex même équipés de petites optiques.

Pour un usage intensif préférer soit un kit rotule/trépied soit un achat séparé de ces deux éléments . Dans tous les cas investissez dans un trépied avec tête démontable afin de conserver un maximum de polyvalence.

A l’inverse du matériel électronique et optique, le trépied ne se démode pas, vous ne risquez pas trop de voir demain une avancée technologique fulgurante dans le domaine des trépieds qui vous donnera l’envie de changer dans six mois, un trépied est un investissement pour bon nombre d’années.

Pour une utilisation en macrophotographie

Si vous êtes un partisan de la macrophotographie porter une attention particulière à la hauteur minimale du trépied, ainsi qu’à la possibilité de passer la colonne en position horizontale !

Les petits sujets sont souvent près du sol et les trépieds avec une hauteur minimale de plus de 35 cm sont souvent mal adaptés à
cette pratique.

 

La colonne à l’horizontale est un plus incontournable en macrophotographie, les sujets sont souvent peu craintifs à l’approche, mais ceux-ci s’éclipse dès que vous touchez leur support. Dans cette position la colonne permet de pouvoir placer le trépied à distance suffisante du sujet pour éviter tout risque de collision avec le support.

 

En macrophotographie on parcourt rarement de grandes distances, le poids du trépied n’est pas forcement un problème, surtout qu’à l’inverse de la photographie animalière le couple Reflex/Optique est bien plus léger pour ces petits sujets.


Pour la photographie animalière

 

Le poids encaissé par le matériel, souvent support de longue focale, est une caractéristique importante pour cette pratique. De même le poids du trépied est important pour la billebaude et les longs déplacement. Le couple Reflex/Optique est déjà bien assez lourd à transporter pour ne pas lui adjoindre un trépied de 3kg ! Les constructeurs proposent d’ailleurs toute une gamme de trépieds en carbone et en basalt afin d’alléger au mieux l’ensemble.

La hauteur du trépied a peu d’importance pour les adeptes de l’affut assis confortablement sur un siège, il en vas tout autrement pour les amateurs d’observatoires, ou les fanas de photographies d’oiseaux en vol. Dans le cas des observatoire il vous faut un trépied capable d’atteindre les ouvertures souvent placées assez hautes, il en vas de même pour les utilisations plus classiques. Pour les partisans d’oiseaux en vol préférez un ensemble vous dépassant d’au moins quelques centimètres, l’optique aura besoin d’être dirigée vers le haut. Ces quelques centimètres vous procurerons un gain indéniable dans la fluidité des mouvements lors des suivies d’oiseaux en vol.

Les conditions d’utilisation particulières

Dans certains cas il convient de porter une attention particulière à un élément décisif du trépied.Par exemple pour une utilisation fréquente en milieu salin il est préférable de regarder du côté des trépieds inoxydables (Gamme Océan de chez Gitzo par exemple).Pour les voyages les gammes “Travel” propose du matériel léger, mais surtout un encombrement réduit une fois le trépied replié !

Le nombre de sections


Trois, quatre ou même cinq sections ?

Le nombre de section influe sur la hauteur minimum du trépied au sol, mais aussi sur la facilité et la rapidité de mise en place.

En outre le nombre de section détermine l’encombrement du trépied une fois celui-ci replié. Il est beaucoup plus simple de fixer au sac photo un trépied quatre sections de 40 cm, qu’un cinq sections de 60.

Colonne, avec ou sans ?

 

La colonne centrale alourdie le trépied, lorsqu’elle est dépliée elle affaiblie la stabilité de l’ensemble. Si vous n’avez jamais besoin d’une forte hauteur un modèle sans colonne sera le meilleur choix. Des marques telles que Benro ou Feisol propose du matériel sans colone (modèle a plateau) auquel on peu adjoindre une colonne en option. Cela peut être un choix judicieux pour les photographes qui ont besoin de la polyvalence !

Sebastien Delehaye on Email
Sebastien Delehaye
Photographe Tireur Rédacteur Studio Lille
Sebastien Delehaye est l'un des deux créateurs de RevuePhoto, pris de passion par la photographie il en a fait son métier. Dirigeant de la société Studio-Lille, il est spécialisé dans l'impression de tirage d'art et les agrandissement d'exposition, de décoration.

Newsletter